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Pourquoi je ne suis toujours pas Mère après deux ans de démarche ?

Publié le par Mamasolo

Pourquoi je ne suis toujours pas Mère après deux ans de démarche ?

Je considéré que j’ai de la chance. La chance est un phénomène relatif. Selon le dictionnaire de Larousse, cela est la « possibilité, probabilité que quelque chose arrive ». Même si ceux que je souhaitais le plus, n’est pas arrivé encore, j’ai la chance dans un dimension tout à fait autre…. J’ai vécu des choses très difficiles dans ma vie pour pouvoir remonter la pente rapidement dans les situations difficiles. Parfois le mal qui nous arrive, devient finalement l’opportunité de notre vie.

Je vous avoue très honnêtement, que malgré tous ces démarches, administratives, médicales etc… que je devais faire dans les deux dernières années, au fond de moi je reste très positif et convaincue que j’ai une très bonne fertilité et la prochaine fois cela va être mon tour pour devenir Mamans. Je reste positif, alors que je vois autours de moi les autres femmes qui sont en PMA et qui ont énormément de souffrance psychologique, dès qu’elles rencontrent des femmes enceintes ou entendent une annonce de grossesse…Probablement, j’ai du mal à m’identifier avec ces ressentis de certaines « PMA-ettes », car moi dans ma tête, je me considère comme une femme tout à fait fertile et capable d’une grossesse à tous moments.

Avouons-le, je n’avais pas beaucoup de chance pour le moment avec mes tentatives.  Après deux années de parcours, je n’ai eu que deux vraies tentatives du transfert d’embryons. Cela signifie un taux de réussite de 50%, car j’ai déjà tombé enceinte une fois. Je trouve que par rapport à une « femme moyenne » de mon âge, j’ai plutôt une bonne fertilité : beaucoup d’ovocytes, beaucoup d’embryons lors des FIV et 50% de réussite lors des transferts. Et puis une fausse couche à 40 ans, cela est malheureux, mais naturelle. A cet âge, malheureusement 40% des grossesses terminent ainsi…

Si aujourd’hui, je ne suis toujours pas Mamans, c’est uniquement le défaut d’un système qui pousse les femmes célibataires partir à l’étranger, dépenser des dizaines des milliers et tomber entre les mains des cliniques qui font leurs business en exploitant le désir d’enfant des femmes célibataires, qui n’ont pas d’autre choix que passer par eux.

 Il y a deux ans, avant commencer mes démarches, j’aurais dû observer un peu plus attentivement « le marché de fertilité ». A vrai dire, à l’époque je n’ai pas trop osé de parler ouvertement de cette démarche, ni à me renseigner…. J’avais une « certaine honte » de faire une démarche pareille. Avec mon expérience et ma connaissance actuelle, j’aurais prix des choix différents. A l’époque, j’aurais pu partir en Belgique au lieu de l’Espagne. Les démarches sont un peu « plus éthiques » et moins « orientés » business dans ce pays. Au lieu de se lancer dans une démarche de fécondation in vitro (FIV) très chère et ultrasophistiquée, j’aurais pu commencer avec des simples inséminations. A 39 ans j’avais encore toutes mes chances à réussir ce procédé simple. Si j’avais choisi cette voie-là, aujourd’hui, serais-je une heureuse Mamans ? Impossible à dire… Et cela est mon seul regret…

Je regrette ma première Fécondation In Vitro (FIV) ultrasophistiquée qui m’a coûté une somme folle (10.000€) et m’a demandé un an de traitement sans donner aucun résultat. Cela n’a même pas permis d’avoir suffisamment de certitude concernant la qualité de mes ovocytes, ni concernant ma capacité de pouvoir porter un enfant. Je regrette de ne pas avoir tenter des inséminations au début, au lieu de cette première FIV.

Je ne regrette pas ma deuxième FIV. Je ne regrette pas ma fausse-couche non plus… Regretter ma fausse couche reviendrait à regretter ma grossesse. Et cette expérience m’a démontré que j’étais capable d’une grossesse. C’est un sentiment magnifique d’être maman, même si c’était pour une courte période…

Je suis convaincue que je pourrais tomber enceinte de façon naturelle, si je rencontrais un compagnon… Peut-être, je commence à devenir un peu âgée…Je n’ai pas le regret des « femmes infertiles en couple », qui vivent la frustration de « ne pas pouvoir se procréer » mois après mois pendant plusieurs années.

La PMA n’est pas une garantie à 100% pour avoir un enfant, même s’il s’agit des personnes « fertiles ». Je suis la preuve vivante de ça.  L’assistance médicale à la procréation reste un jeux d’hazard avec une incertitude pour son résultat, cela s’appelle « le mystère de la vie » … Et même si on est suivi par les meilleurs médecins et dans les meilleures cliniques. Comme dans la vie. Il faut avoir la chance et tirer les bons numéros.

Aujourd’hui, si je ne suis toujours pas Mamans, après deux ans de démarche, c’est à cause de deux raisons. La première est la barrière administrative qui interdit à des femmes célibataires en France de participer à une PMA. La deuxième est un manque de chance : ne pas avoir rencontré l’homme de ma vie et ne pas avoir réussi mes tentatives de FIV.

 

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Des journées sombres

Publié le par Mamasolo

Des journées sombres

J’ai peur. Très peur… Je dois évacuer, vider tous ceux que j’ai considéré le plus cher pendant les dernières semaines. Et puis, la nature ne voudrait pas venir à mon aide.

Hier, j’avais rendez-vous chez le professeur. Il m’a parlé de deux manières pour évacuer cette grossesse. Ou bien je prends des médicaments. Dans ce cas, je peux avoir des contractions aux ventres et des forts saignements. Ou bien je peux également choisir une opération à l’hôpital. Il m’a dit que si j’avais très peur des saignements à cause de ma maladie auto-immune, je pouvais choisir la voix de l’opération. Néanmoins, j’ai compris que pour une future grossesse la solution médicale est meilleure…

Et puis, j’ai demandé si je ne pouvais pas attendre que la nature fasse les choses. Il m’a répondu que on peut attendre une semaine maximum, mais au-delà, il existe un risque d’infection.  Finalement, j’ai choisi la « solution médicale », comme ma thrombopénie va bien pour le moment.

Une fois que « la chose » sera régler, dans dix jours, je dois faire un examen de contrôle. Et si tout va bien, dans un mois et demi, je pourrais repartir à nouveau pour un nouveau transfert d’embryon.

A la pharmacie, le jeune pharmacien ne voulait pas me donner au début les médicaments. Selon lui, ce type de médicament peut être délivrer uniquement pour le médecin, car cela peut causer des problèmes graves et il vaut mieux de le prendre en milieu hospitalier.

J’ai compris que cela vaut mieux d’être accompagnée pendant les trois jours de prise de médicaments… J’ai demandé à une amie de longues dates de venir dormir chez moi. Mais elle partirait en vacances ce week-end et elle avait des courses et des milliers des choses à faire les soirs et pendant la journée elle travaille loin (vive la région parisienne !).

Effectivement, parfois il y a des avantages d’être en couple. Finalement, l’une de mes copines « Mamasolo », qui habite à quelques rues viendra pour dormir chez moi pendant deux jours. J’ai très-très peur de commencer à prendre ces médicaments. A la télé, par hasard, je tombe que sur des films dans lesquels il y a des femmes qui sont en train d’avorter.

Le pauvre petit Buci sentait tellement bien au chaud dans le ventre de sa maman, qu’il ne voudrait plus ressortir de là-bas.  J’espère que le 2-3 prochaines jours ne seront pas trop dramatiques.

J’aimerais bien laisser tout derrière moi et avancer aller à l’avant. C’est la seule chose qui reste à faire…

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Adieu Petit Buci !

Publié le par Mamasolo

Adieu Petit Buci !

C’est avec une grande tristesse et le cœur serré que je vous annonce la disparition de Petit Buci, âgée de 8 semaine dans le ventre de sa Maman. Il était et il est resté petit. Nous allons garder son souvenir dans notre mémoire. C’est le premier petit « bébé » que j’ai porté dans mon ventre pendant une période courte de 6-7 semaines.

Probablement il était gravement malade avec des problèmes de chromosomes. Son développement s’est arrêté il y a une 15aines de jours. Néanmoins son petit cœur a continué de battre encore pendant une dizaine de jours… Cela montre que c’était un(e) battant (e) comme sa Maman, il s’est bataillé pendant plus de 10 jours encore après l’arrêt de sa croissance sur le grand champ de bataille qui s’appelle la « VIE ». Mais malheureusement son destin a probablement été écrit par avance, dans ces chromosomes.  

Mon pauvre petit bébé,

Maintenant tu as rejoint le monde des anges. Il est dommage que tu aies eu si peu de temps pour goûter cette merveilleuse aventure qui s’appelle la VIE. J’avais encore tellement de choses à te montrer et te raconter. Je sais que tu aurais bien aimé rester ici avec ta Maman, mais malheureusement le destin a décidé différemment.

Repose-toi en paix et tu resteras dans le cœur et les souvenirs de ta Mamans !

Il faut continuer la bataille

Je regarde en avance. Et je suis prête à continuer l’aventure. Je n’ai pas de doleur, ni de saignement. La disparition de petit Buci a été constaté lors de l’échographie de vendredi. Il s’est rétréci et son cœur a arrêté de battre …. Hier une deuxième échographie a confirmé la mauvaise nouvelle. Pour le moment, je n’ai aucune sensation physique. Un peu pareil que le début de grossesse, tout reste assez virtuelle… Ce ne sont que les images de l’échographie qui témoignent l’absence. Heureusement mes copines Mamasolos sont de mes côtés, je pris une verre vendredi soir avec deux filles qui sont dans les mêmes démarches...et le lendemain j'étais aussi avec une copine future "Mamasolo". Et j'ai également reçu beaucoup de messages de soutiens des autres Mamasolos et de mes amis... Merci beaucoup pour votre soutien!

Lundi, j’ai rendez-vous avec le professeur.

 

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Suivi de grossesse épisode 2

Publié le par Mamasolo

Suivi de grossesse épisode 2

Comme indiqué dans mon dernier article je suis allée au début de la semaine chez un cardiologue pour mes vertiges qui peuvent être liés à une chute de tension…Cela m’a couté la modeste somme de 110 € dans un centre médical à côté du jardin de Luxembourg…. Déjà quand j’ai exposé mes problèmes d’hypotension et des chutes de tension, la doctoresse m’a convaincu – sans même examen - que ce sont des choses tout à fait normaux pendant la grossesse. La seule chose qui est inquiétante c’est l’hypertension, mais cela n’est pas de tout mon cas… Ensuite par rapport à la vertige permanente, elle m’a dit qu’il faudrait chercher les raisons ailleurs, car cela ne peut pas venir de l’activité cardiaque… Elle a fait des analyses et un électrocardiogramme. On peut faire ça pendant la grossesse… Tout a été normale… Elle a commencé à dire, que je devais être trop fatiguée et un peu nerveuse à cause de l’incertitude lié à mon petit embryon et à cause de la FIV. Cela m’a un peu énervée, car chouette que tout va bien au niveau cardiaque, mais je n’ai pas inventé non plus complétement les vertiges et les fatigues… Et non, je n’ai pas de nausées ne cherchez pas de ce côté-là… Parfois malgré les tensions normales, j’ai des vertiges…Elle a plutôt essayé de me convaincre que mes vertiges très fortes - qui m’obligent à être allongée régulièrement pendant la journée – sont liés à des facteurs de stress complétement phycologiques…Je vous avoue que cela m’a un peu énervée…

Je ne pense pas que mes fatigues et vertiges sont normales, même pendant une grossesse. Et je ne pense pas non plus que cela est lié uniquement à un état de stress…Ce sont plutôt des bonnes excuses pour les médecins, car ils ne trouvent pas la cause… En parallèle, j’entends régulièrement de la part de mon entourage, que « la grossesse n’est pas une maladie, la majorité des femmes continuent à travailler pendant leur grossesse en tous cas dans les premiers mois… ». Super, merci pour votre empathie, je dois être alors une exception…Il est possible aussi, que vivre la grossesse dans les vingtaines ou les trentaines n’est pas la même chose que à 41 ans…

Peu après de ce rendez-vous, je reçois un message de mon gynécologue de ville, suite à ma prise de sang lundi. Mon taux de glycémie est un peu haut. C’est-à-dire lors de ma dernière prise de sang, j’avais exactement les mêmes valeurs. Sans la grossesse, ces valeurs ont été considérés, comme normaux. Selon mon gynécologue, je dois consulter un endocrinologue pour  mettre en place un régime spéciale pour la grossesse. Pour le moment, j’attends la confirmation du professeur. Il est vrai, que la glycémie peut jouer au niveau des vertiges, mais selon les sages-femmes que j’ai consultées, cela n’explique pas non plus ma fatigue et les vertiges…

 

L’émission radio : ouverture de PMA pour toutes

Hier comme vous avez probablement déjà écouté, j’ai parlé à la radio dans l’émission « Bonjour La France » dans un reportage concernant « la PMA proposée pour toutes les femmes » avec mon gynécologue et la présidente de LMPT. Merci Mathilde Terrier, le reportage est une réussite et même si on n’a pas réussi de convaincre Ludovine de La Rochére pour changer d’avis, je pense qu’il a réussi de convaincre et faire réfléchir pas mal du monde… Ils ont présenté d’ailleurs une étude de Cambridge, qui montre que les enfants peuvent être heureuse et équilibrée dans diverses structures familiales (et oui dans les familles monoparentales et homoparentale aussi) si l’ambiance du foyer est chaleureuse… D’ailleurs vous pouvez télécharger l’étude ici

Ma visite au centre de périnatalité

 J’ai eu un très bon rendez-vous dans le centre de périnatalité à côté de chez moi avec deux sages-femmes … Seulement pour 30€ la consultation elles ont vraiment su répondre à toutes mes questions et me rassurer. Et aussi des questions pratiques qui dépassent le cadre strictement médical, comme l’alimentation, la garde-robe pendant la grossesse ou bien les déclarations administratives. Par contre probablement vu mon grand âge, la sage -femme ne pourrait pas faire le suivi entier, je serais orienté vers un gynécologue…

Concernant les fatigues et vertiges elles m’ont rassurée que ce sont des « symptômes de grossesse » normaux chez certaines femmes…

La seule chose que je n’ai pas beaucoup aimée, qu’elles étaient un peu effrayées par la longueur de ma démarche de PMA. Elles m’ont conseillé aussi de ne plus aller sur les forums d’internet, car selon elles, c’est les femmes les plus malheureuses qui ont vécues des expériences négatives qui y vont… Je ne suis pas d’accord. Ce sont des forums sur Facebook de PMA qui m’ont donné beaucoup d’idées et conseils concernant mes démarches à l’étranger. J’ai également reçu et donné le soutien et l’entraide sur ces forums… Pour moi cela reste des « à priori ». Certains forums sont très bien et très pratiques. Bien évidemment, pour les questions médicales, il faut suivre les conseils des médecins.

Bref, enfin, un rendez-vous qui dépasse le cadre strictement médical et je reçois des réponses rassurantes concernant mes interrogations… 

 

Le Petit Buci

Notre échographie est prévue pour demain. Pour le moment, tout va bien. J’ai quelques crampes dans le ventre et au dos, que je prends pour des signes positifs. Mon échographie est prévue pour demain.

Pensez-vous qu’il est possible d’entendre le battement du cœur de l’embryon si je mets la main sur le bas de mon ventre ? Car moi j’ai l’impression de pouvoir sentir son petit cœur… C’est l’instinct maternel…

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L'annonce de l'ouverture de Pma pour toutes par le secrétaire d'état en charge de l'égalité

Publié le par Mamasolo

Le secrétaire d'état en charge de l'égalité, Marlène Schiappa, a annoncé hier, le 12 septembre 2017, que dans le cadre de la révision de la loi sur la bioéthique en 2018 le gouvernement va proposer l'ouverture de l'accès au Pma pour toutes les femmes.

C'est une nouvelle qui a été attendu depuis des années par les femmes seules et les couples lesbiennes. C'est également une suite logique de la prise de position du comité nationale d'éthique le 27 juin dernier.

Le seul point s'ombre que le gouvernement annonce ça au jour de la mobilisation nationale contre la loi du travail, comme s'il voulait donner un pont positif pour ceux qui sont pour le " progrès de la societe" en échange de les faire taire sur le réforme du code du travail.

A cette occasion les médias s'intéressent à nouveau des femmes célibataires en Pma. Icimamasolo a livre son témoignage sur Europe1 dont vous pouvez écouter le podcast...

Bonne écoute est espérons que la loi va évoluer rapidement !

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Un début de grossesse en France à nos jours…

Publié le par Mamasolo

Un début de grossesse en France à nos jours…

Un peu seule tous les deux avec Buci

Le petit Buci à mon avis va très bien. Et moi à vrai dire j’ai des soucis de santé : des vertiges très importantes qui m’empêchent de sortir de chez moi. A vrai dire, certains moments je me sens vraiment isolée aussi. Comme je ne peux pas vraiment sortir avec des autres et je vis toute seule… Il y a des hauts et des bas.

Et puis il y a des bons jours et des moins bons. Comme samedi qui était un bon jour je me sentais en forme et en plus… il y a eu une nouvelle réunion de Mamasolos… Un gouter dans un bar à côté du palais royal avec une 15aines de filles et une dizaine d’enfant de toutes âges (de bébé jusqu’au 12-13 ans). La moitié des filles sont des futures Mam solos, qui sont pour le moment en train de formuler leurs projets et / ou en démarche pour devenir Mamans. A l’autre côté de la table des femmes qui ont déjà des enfants… Et finalement cela me fait aussi une sortie très sympathique… A vrai dire, en ce moment les sorties et les moments sympas sont plutôt rares…

C’est d’ailleurs les autres « Mamasolos » qui me sauvent en ce moment de l’isolement. Mes amis « traditionnels » me sollicitent beaucoup plus rarement. Je pense que l’histoire que je suis en train de vivre est un peu « surréalistes » pour eux et ils ont leurs propres vies et leurs propres préoccupations quotidiens à gérer…

Entre les « Mamasolos », il existe une vraie entraide et une vrai complicité… Le jour où j’ai passé mon échographie, j’étais un peu inquiète. J’ai envoyé des mots à trois filles, des « Future Mamasolos »… Et les trois m’ont rappelé dans le jour même…

J’ai créé aussi un groupe de méditation avec la méthode de Silva avec l’objectif de faciliter d’encourager le développement et à l’honneur de Buci ! Et oui il existe aussi les connexions fortes entre les pratiquantes de la méthode de Silva. Mais finalement malheureusement, hier je ne pouvais pas aller à la soirée de club de Silva chez Edouard dimanche…. Dimanche contrairement du samedi c’était un mauvais jour pour moi… Aujourd’hui c’était un bon jour à nouveau, j’étais ne forme…

Le suivi de grossesse en France

Je découvre petit à petit le suivi de grossesse en France…Cela est très différente par rapport à la Hongrie…

Les femmes enceinte sont prises en charge seulement à partir de quatrième mois… En Hongrie dès la déclaration de grossesse - en générale vers la septième / huitième semaine – une agente de DAS suit la femme enceinte dans le cadre des entretiens réguliers. La DAS intervienne aussi auprès de l’employeur, s’il estime que l’environnement du travail n’est pas convenable à la grossesse. Je suis très étonnée qu’en France il n’existe pas ce type de suivi.

Je suis également surprise par la légèreté des médecins quand je leurs parle de mes problèmes cardiaques liés à la grossesse. Certes cela n’est pas la spécialité d’un gynécologue, mais quelque part il faudrait un « suivi médical global » pendant la grossesse. Je n’ai pas l’impression qu’ils prennent le sujet vraiment au sérieux… Bref, finalement, j’ai été orientée vers un cardiologue…

Pourtant les trois premiers mois sont les plus décisives dans le développement des embryons. En France les grossesses sont officiellement prises en charge et accompagnée à partir du quatrième mois. Les trois premiers mois ne sont pas pris en charge, pourtant c’est la période la plus fragile.

Je suis très surprise, car en France, le suivi de grossesse est uniquement médical. Il n’existe pas de suivi / préparation par la DAS. Les femmes enceintes doivent se débrouiller toute seule, elles ne bénéficient pas de protection supplémentaire de la part de la société au-delà du cadre strictement médical …

Le programme de cette semaine

Je me sens très inquiète, car je ne sais pas ceux qui m’arrive au niveau de ma santé, ma forme, mais j’aimerais bien maîtriser les choses et assurer l’avenir de Petit Buci…   Et pour ça il ne faudrait pas être malade… Je suis très autonome à la base et en générale je vis bien la solitude, mais là c’est différent… C’est angoissant d’être malade, quand on est enceinte, toute seule et en plus au chômage. Cette semaine, j’ai décidé d’aller jusqu’au bout de mes problèmes médicaux.

Je commence la semaine par la prise de sang prescrite par mon gynécologue : pour vérifier toute la virologie, le diabète et des éventuels problèmes de fer liés à la grossesse. Selon le biologiste du labo « la grossesse commence à ressembler à une maladie. » Et il me rassure, de toute façon « je vais devoir retourner maintenant tous les mois au laboratoire pour vérifier le Toxoplasmose… » Il m’a dit ça, pendant qu’il a pris les 5 tubes de sang qui a été prescrite la semaine dernière par mon gynécologue…

Ensuite direction dentiste pour vérifier mes dents. J’ai pris un rendez-vous un peu trop tôt. En France, cela est prévu seulement à partir du quatrième mois. Le dentiste m’explique que les interventions doivent être fait uniquement pendant le deuxième trimestre : le premier et le dernier sont trop dangereux pour le bébé…

Et puis pendant la grossesse les dents peuvent poser problèmes à cause de deux raisons : 1) il peut y avoir souvent de l’acide dans la bouche avec les nausées et des vomissements… 2) une femme enceinte grignote beaucoup plus souvent sans laver toute le temps les dents…Bref, je dois retourner chez le dentiste dans le quatrième mois…

Et puis, je suis également obligée de voir le cardiologue en urgence en début de semaine… A priori pendant les maternités tardives ce type de problème peut également arriver…

Je découvre aussi un centre de périnatalité proche de chez moi. Avec plein de spécialiste de la petite enfance et les femmes enceintes : sages-femmes, ostéopathe, masseurs, diététicienne, psychologue… Il y a même une piscine avec des cours de natation pour bébé dans le centre.

Je voudrais essayer une sage-femme là-bas… J’étais dans leurs locaux. L’intérieur est vraiment sympa, cela ressemble à une vielle maison avec des petites espaces pour bébé et des coins de jeux. J’ai besoin d’un suivi de grossesse plus décontracté qu’un gynécologue qui reste sur le plan strictement médical… Et le centre de périnatalité l’air d’être exactement ça.

Et le Petit Buci va beaucoup mieux. Dans tous les cas je ressens des nausées et des crampes dans le ventre et dans le dos qui me font un énorme plaisir. J’espère que cela signifie que le petit Buci grandit bien… Vendredi matin c’est la prochaine échographie de Buci. Mais avant je vais voir une sage-femme dans le centre périnatal.

 

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Les choses changent...

Publié le par Mamasolo

Les choses changent...

La rupture

Après 7 ans de collaboration, je quitte mon ancienne entreprise. Et même au dernier moment, eux ils n’arrivent pas à être sympa pour les modalités pratiques de la fin de « notre collaboration » … Cela fait une semaine que je les bombarde avec la question : « comment on va faire pour la fin de notre contrat ? pour rendre mon matériel et pour recevoir la solde à tout compte… ». Un RH m’appelle à l’improviste ce matin en disant, si je pouvais passer aujourd’hui dans la journée … « Car c’est le dernier jour de notre contrat ». Déjà j’ai été convaincue que la fin de notre contrat c’était mercredi et non pas lundi (donc aujourd’hui). Car cela correspondait aux règles qui ont été annoncé dans la notification du licenciement. Je lui annonce - comme je l’ai déjà fait par courrier recommandé - que j’étais enceinte et en arrêt de maladie. Sans possibilité de bouger et me rendre à un rendez-vous….  Elle m’annonce que « elle ne savait pas ». Pour terminer notre conversation elle me demande de lui préciser par email le date quand mon ordinateur arrivera chez eux. Elle ne souhaiterait pas prendre aucun engagement concernant mes papiers…Ensuite elle me félicite pour ma grossesse. (Cette fille, elle était toujours plutôt respectueuse et sympa avec moi et personnellement je n’ai pas eu de problème avec elle…).

Après cette discussion je passe un coup de fil rapide à mon avocate, qui me recommande de ne pas envoyer mon ordinateur par la Poste, mais envoyer un mail pour remettre les choses en ordre avec elle (mon avocate) en copie… Ceux que je fais. Je les redemande les modalités et les engagements des deux côtés par écrite. Aucune réponse de la part de l’entreprise… Comme suite à mes précédentes sollicitations… Apparemment desque on commence à formaliser les choses, cela pose un problème.

A vrai dire, je ressens une seule chose par rapport à tout ça : le soulagement. S’il n’y avait pas mon avocat, j’aurais déjà envoyé par la Poste mon ordinateur pour l’entreprise… Juste pour débarrasser des derniers éléments de notre relation… C’est comme une bouffée d’air libératoire. J’ai vécu des moments pas très agréable dans les deux dernières années. Bien évidemment il y a eu des bons moments et des belles expériences aussi… Et puis j’ai aussi rencontré des collègues et des clients que j’ai beaucoup apprécié… Et à qui je ne pouvais même pas dire au revoir…C’est ça que je regrette le plus et j’espère qu’ils comprendront.

 

C’est un peu compliqué au niveau de mon statut…

Et puis comme je suis en arrêt de maladie, je ne peux pas m’inscrire au Pôle Emploi. Pour s’inscrire dans cette fameuse institution il faut être disponible selon le texte de la loi pour « la recherche d’emploi ». Hélas il ne faut pas être en arrêt de maladie. Mais cela n’est pas aussi évidente. Car la Sécurité Sociale a besoin d’une attestation de l’employeur ou bien du pôle emploi…

 J’appelle le Pôle Emploi. Je dois passer par deux ou trois services différents au téléphone pour avoir l’information… Finalement, j’ai trouvé une agente sympa, qui était au début tout étonnée en disant que l’entreprise ne pouvait pas me licencier pendant la grossesse. Après, je lui ai expliqué, que j’ai fait une FIV et au moment de mon licenciement je n’étais pas encore enceinte. Au début elle m’a conseillé de m’inscrire, car selon elle, j’étais obligée d’avoir un statut vers la sécurité sociale… Elle m’a laissé pendant un instant auprès de son supérieur. Ensuite, elle est revenue en disant « désolée, vous ne pouvez pas vous inscrire pendant que vous êtes en arrêt de travail… Vous pouvez, vous inscrire après… » …

Je vous avoue que cela me dérange aussi d’être inscrite au chômage pendant que toute le monde sait très bien qu’avant mon accouchement, je n’ai aucune chance ou très peu de trouver un travail salarié…

Cette situation est le résultat de l’absence d’une protection suffisante des femmes qui font un PMA au niveau du travail. Finalement ce sont des régimes sociaux (Sécurité Sociale, Pôle Emploi) qui absorbent les pertes… et les femmes concernées bien sûres…

Une seule chose est sure, c’est une situation difficile. Heureusement j’ai été entrainé de gérer les situations très difficiles et je tiens très bien le virage.

 

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Le Petit pucet reste sur le bord

Publié le par Mamasolo

Le Petit pucet reste sur le bord

Ou bien mon échographie aujourd’hui…

Aujourd’hui nous avons passé une échographie avec Buci. J’ai vu son petit cœur battre sur l’image. J’ai vu seulement les contours de mon petit Buci sur l’écran… Pour le moment, il n’a pas encore doublé sa taille. Mais, il a l’air d’être très beau pour mon cœur maternel.

A vrai dire, j’étais très inquiète, car il n’a pas beaucoup grandi. Pourtant mon médecin reste bien optimiste. Plus optimiste que moi… Il m’a dit que vu mon âge, il y a une forte probabilité de fausse couche. Il est déjà très positif qu’il s’est accroché. Et puis, dans le pire des cas, j’ai toujours 4 autres embryons au frais… Il m’a dit ça pour me rassurer…  

J’étais très inquiète, je lui ai posé des questions :

-Est-ce que c’est possible qu’il reste dans cet état sans continuer son développement mais avec un cœur qui se bat ?

-Non, il ne va pas rester comme ça pendant des mois…Ou bien il va continuera son développement ou bien son cœur va s’arrêter. Les embryons ne restent pas dans cet état pendant des mois…

-Les pourcentage de fausse couche sont à la hauteur de 40% à votre âge avec vos propres ovocytes.

Et puis le professeur, qui est en générale plutôt distant et un peu froid a commencé à sourire un peu.

-Mais c’est très bien, Madame. Je suis très content.

-Moi aussi, mais je serais encore plus heureuse, si je pouvais garder cette grossesse…

-Je vous propose de revoir le Dr XY (il s’agit de Dr. en radiologie, que j’ai vu la semaine dernière) pour qu’il mesure tout en détail. Et puis reprenez rendez-vous avec moi juste après… Et si la grossesse se développe bien il suffit de prendre un rendez-vous dans deux semaines.

Je n’ai pas osé lui demander pour quelle raison je devrais prendre un rendez-vous avec lui juste après mon échographie …  J’ai pris ce rendez-vous, mais finalement j’ai envie de l’annuler… J’ai peur, que cela porte malheur… Je suis sorti de son bureau très rapidement comme d’habitude et sous l’émotion…  J’ai même oublié à demander un compte-rendu…

Prochain rendez-vous avec mon petit Buci la semaine prochaine…

Et puis, j’ai plein de doutes : à quoi bon tous ces échographies qui me rendent encore plus inquiète… ? Même ma mère a posé des questions, lors de notre coup de fil rapide : si tous ces analyses ne sont pas mauvais pour la santé du bébé ? Et à quoi ça sert ces examens si de toute manière, à cette étape, les médecins ne peuvent rien faire pour le bon développement du bébé à part les diagnostiques… ? Des diagnostiques qui sont plutôt source de l’angoisse pour moi….

Petit Buci on croit en toi, continue ton développement stp ! Bravo, car j’ai l’impression que ton petit cœur bat déjà beaucoup mieux. Le Petit Pucet - le plus petit fils de bucheron dans la conte de Perrault - a été tout petit aussi. Et pourtant il était le plus intelligent dans sa famille… 

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Demain le grand jour

Publié le par Mamasolo

Demain le grand jour

Le grand jour arrive enfin. Je vais avoir le plaisir de voir à nouveau mon petit Buci grandi depuis la semaine dernière – selon mes espoirs… Et puis attendre son petit cœur à battre…

J’ai rendez-vous chez le professeur demain après-midi. Normalement, je vais y aller avec une copine… Ca devrait être un moment très émouvant et j’espère que le professeur va nous montrer le petit Buci bouger...

En tous cas les signes sont bonnes : mon ventre commence à arrondir… parfois cela commence tôt… Certains de mes amies l’ont même remarqué depuis hier… Et puis, je cherche un nouveau médecin pour le suivi, car le professeur arrêtera mon suivi prochainement.

Allez, je dois me reposer, je me fatigue très-très rapidement en ce moment…

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La Discrimination des « Mamans FIV » au travail : existe-t-il une protection légale suffisante ?

Publié le par Mamasolo

La Discrimination des « Mamans FIV » au travail : existe-t-il une protection légale suffisante ?

Au moment où nous législateurs souhaiteraient modifier les possibilités de recours aux Prudhommes en faveur des employeurs, je souhaiterais attirer votre attention à des contradictions et des injustices de la législation actuelle envers les femmes. Il s’agit notamment de la protection légale des femmes - qui participent à une assistance médicale à la procréation - contre le licenciement.

Pour ceux qui souhaiteraient mesurer le phénomène en disant que c’est une question marginale car il concerne très peu de personne, j’ai cherché les chiffres. En 2013, il y a eu 23.000 naissances par ans (source : FIV.fr) en France suite une assistance médicale à la procréation. Il s’agit donc environs 3% des naissances annuelle en France !  On parle bien donc une petite communauté non négligeable et en croissance actuelle. Il faut croire également que ce chiffre est faible, car n’inclut pas les naissances suite à des FIV à l’étranger impossible à mesurer et peut-être le statistique exact situe plutôt autours de 5% des naissances.

 

1. Mon histoire personnelle

Comme vous savez, j’ai été licenciée par mon employeur au mois de juin, alors que j’étais en démarche de PMA en tant que femme célibataire.  

J’ai été en arrêt de maladie pour burn-out à cause d’une ambiance de travail impossible depuis plusieurs mois, quand j’ai reçu une « convocation pour un entretien préalable du licenciement ». Le date de l’entretien a tombé dans la période où je faisais mon traitement de PMA en Espagne.

En réponse à ce courrier, j’ai envoyé une attestation médicale de mon médecin français concernant ma participation à une assistance médicale à la procréation. En tant que femme célibataire, bien évidemment, je ne pouvais pas légalement bénéficier d’aucune protection dans le sens du code de travail. Pourtant la possibilité de la discrimination est bien -là, quand l’employeur est parfaitement au courant de la possibilité d’une grossesse comme résultat de cette démarche.

Mon employeur n’a pas tenu compte de ma sollicitation et a laissé mon courrier sans réponse. Deux jours après « l’entretien préalable fictif » où ma participation (comme mon employeur savait très bien) a été impossible à cause de mon traitement de PMA, mon licenciement a été prononcé parc courrier pour « insuffisance professionnelle ». J’ai été notifié de ce licenciement le 13 juin - une semaine après « l’entretien préalable fictif » - et mon préavis du 3 mois pendant laquelle je suis dispensée de travailler à commencer à ce jour-là pour terminer le 13 septembre.

L’article L1225-5 du code de travail, prévoit que "un licenciement est considérée comme nul, si la salariée envoi un certificat de grossesse dans les 15 jours après la notification du licenciement". Cet article protège les femmes enceinte contre tous licenciements (à l’exception de faute grave ou l’impossibilité de maintenir l’emploi).

Malheureusement, au mois de juin – pendant que mon licenciement n’a pas encore été prononcé - je ne pouvais pas avoir un transfert d’embryon dans le cadre de mon traitement de PMA pour des raisons purement médicaux. Je pouvais accueillir un embryon seulement deux mois après. Pourtant mon employeur a bien été au courant de l’existence de la démarche de PMA, car je lui ai prévu dans une lettre recommandée le 29 Mai 2017 donc deux semaines avant de la notification de mon licenciement.

Pendant ma période du préavis, mon transfert a enfin eu lieu qui a donné lieu à une grossesse. Ma grossesse a été constaté médicalement au mois de septembre 2017 soit quelques jours avant la fin de mon préavis dans l’entreprise. Aujourd’hui je souhaiterais demander la nullité de ce licenciement à cause de ma grossesse. Car l’embryon existait déjà au moment de la notification du licenciement et en plus mon employeur a été au courant de son existence.

Si on tient à strictement au texte actuel, j’ai dépassé les 15 jours pendant lesquels une femme enceinte peut faire annuler son licenciement. Visiblement le législateur a complétement oublié (par hasard ou volontairement) les 23.000 bébés par ans qui sont nés suite à une assistance médicale à la procréation ! Dans ce processus, il est fréquent que la ponction ovulaire & la fécondation sont décalée par rapport au transfert d’embryon pour raisons purement médicaux. Le délai du 15 jour de l’article L1225-5 « pour annuler un licenciement pour raison de grossesse » est donc obsolète dans le cadre d’un processus de FIV : si les embryons sont congelés à cause d’une raison purement médicale en attente du transfert. Cela signifie que les « Mamans FIV », c’est-à-dire 4%-5% des femmes donnant naissance, ne bénéficient pas de protection légale contre un éventuel licenciement pendant la grossesse et la « pré-grossesse ».

 

2. Le contexte législatif actuelle

2.1 La définition de l’assistance médicale à la procréation

A nos jours, la définition de l’assistance médicale à la procréation est absente au code du travail. La PMA est uniquement définie dans le code de santé publique.

Donc en France, la « PMA légale » selon le code de santé publique est caractérisé de 3 critères :

1) Il s’agit des couples (donc femmes seules exclues)

2) Les personnes doivent être en âge de procréer (cette définition est l’une des plus stricte en Europe. En France dès la 43. anniversaire de la femme tout est finie… )

3) L’infertilité doit être médicalement constatée. Pour être certaines de bien exclure à nouveau les femmes seules et les homosexuels…

La définition selon le code de la santé publique selon l’article L2141-2 est la suivante :

« L'assistance médicale à la procréation a pour objet de remédier à l'infertilité d'un couple ou d'éviter la transmission à l'enfant ou à un membre du couple d'une maladie d'une particulière gravité. Le caractère pathologique de l'infertilité doit être médicalement diagnostiqué.

L'homme et la femme formant le couple doivent être vivants, en âge de procréer et consentir préalablement au transfert des embryons ou à l'insémination. Font obstacle à l'insémination ou au transfert des embryons le décès d'un des membres du couple, le dépôt d'une requête en divorce ou en séparation de corps ou la cessation de la communauté de vie, ainsi que la révocation par écrit du consentement par l'homme ou la femme auprès du médecin chargé de mettre en œuvre l'assistance médicale à la procréation. »

2.2 La protection des femmes participants à une PMA selon le code du travail

Effectivement il existe un article dans le code de travail qui protègent les femmes participant à un PMA (selon la définition du code de la santé, voir 2.1) contre les discriminations. Il s’agit de l’article L1225-3-1, qui appliquent certaines protections des femmes enceintes aux femmes qui participent à une PMA (article L1225-1, article L1225-2 et article L1225-3). Bien évidemment c’est uniquement les femmes qui participent à une « PMA légale » qui sont inclut, les autres (femmes célibataires, lesbiennes, femmes trop âgée…) ne bénéficient pas de protection légale.

« Article L1225-1 

L'employeur ne doit pas prendre en considération l'état de grossesse d'une femme pour refuser de l'embaucher, pour rompre son contrat de travail au cours d'une période d'essai ou, sous réserve d'une affectation temporaire réalisée dans le cadre des dispositions des articles L. 1225-7, L. 1225-9 et L. 1225-12, pour prononcer une mutation d'emploi.

Il lui est en conséquence interdit de rechercher ou de faire rechercher toutes informations concernant l'état de grossesse de l'intéressée.

Article L1225-2 

La femme candidate à un emploi ou salariée n'est pas tenue de révéler son état de grossesse, sauf lorsqu'elle demande le bénéfice des dispositions légales relatives à la protection de la femme enceinte.

Article L1225-3 

Lorsque survient un litige relatif à l'application des articles L. 1225-1 et L. 1225-2, l'employeur communique au juge tous les éléments de nature à justifier sa décision.

Lorsqu'un doute subsiste, il profite à la salariée enceinte. »

Donc il s’agit bien d’une interdiction de la discrimination et une interdiction du licenciement, embauche liée à la grossesse / ou bien la PMA. Le seul souci qu’il reste à la charge de la salariée à démontrer qu’il s’agit d’une discrimination dont la cause est la PMA.

Néanmoins, l’article de L-1225-3-1 n’est pas suffisamment protecteur. L’article qui garantit la protection la plus forte des femmes enceintes (l’article L1225-5) n’est pas applicables aux femmes en PMA. Selon l’article L1225-5 : une femme enceinte ne peut pas être licenciée que pour faute grave ou bien pour l’impossibilité de « maintenir le contrat pour un motif étranger à la grossesse ou à l’accouchement ».

Pour un raison complétement incompréhensible et injuste, le législateur a décidé de ne pas appliquer l’article L1225-5 à des femmes qui participent à une assistance médicale à la procréation.

Un employeur peut donc aisément licencier une femme qui participe à une PMA selon les textes actuels. Pourtant il peut être très bien au courant de l’éventualité d’une prochaine grossesse car la femme a participé à un traitement médical lourde avec des arrêts médicaux réguliers…Il suffit qu’il mentionne "un motif autre que la PMA" dans sa lettre du licenciement (par exemple une « insuffisance professionnelle » qui est facile à prouver, surtout en cas d’une femme qui doit suivre des traitements médicaux lourdes pendant plusieurs années). L’intéressée est licenciée dans la règle des arts et cela revient à sa charge de démontrer le caractère discriminatoire de son licenciement.

3. Mon cas et les conséquences du licenciement

Cela signifie, qu'il existe « un flou » législatif qui ne permet pas de protéger efficacement les femmes qui sont dans cette démarche difficile et douloureuse…

Selon mon avocat, même si les textes actuels ne sont pas suffisamment clairs, néanmoins la jurisprudence peut-être dans ma faveur est dans ma faveur.

J'ai contesté ma lettre de licenciement  par une lettre recommandée. Je n’ai jamais eu de réponse. Au mois d’août c’est mon avocat, qui a écrit à mon employeur. Mon employeur a envoyé une réponse très laconique : « il ne souhaiterait pas entrer dans une négociation ».

Le problème, que c’est un procès long qui m’attend : 4 ans au moins. Si j’ai la chance, dans deux ans mon dossier va passer devant le tribunal en audience. Dans une semaine, je vais être au chômage à 8 semaine de grossesse. J’ai des problèmes de santé liés à mon état. Vue cette situation, il est très difficile d’envisager un retour rapide au travail dans les mois qui viennent… En même temps, si je dois rester en incapacité du travail pour une période longue, je serais rémunérée environs à 40% de mon indemnité du chômage.  "Une misère" pour mettre les mots exacts. Après avoir laissé déjà 20.000 € pour les démarches médicales de FIV à l’étranger. Je souhaiterais vous rappeler aussi que je suis une femme célibataire sans mari.

En attendant, mon ancien employeur n’a rien à assumer. C’est à moi de trouver une solution financière personnelle. Et puis le reste est à la charge de la sécurité sociale. 

Conclusion:

Les "Mamans FIV" - dont 5% des Mamans - restent sans protection légale suffisane au niveau de l'emploi pendant leurs démarches et même parfois pendant la grossesse. Est-ce que cette situation est acceptable dans un pays comme la France?

Malheureusement - comme vous pouvez lire dans mon article - les "Mamans FIV" ne sont pas à l'abri d'un licenciement éventuel pendant leurs parcours de PMA. Cela dépend vraiment de la bonne ou la mauvaise foi de l'employeur. Pour être sincère, je suis contrariée par rapport au nouveau réforme du code de travail. Les recours aux Prud'hommes sont restreintes : le montant de recours est plafonné et le délais est raccourci. Qu'est ce qui empêchera les employeurs de licencier abusivement, c'est-à-dire NE PAS RESPECTER LA LOI, s'ils peuvent anticiper les conséquences financières maximales? Est-ce que ce type de réforme n'aboutira pas à élargir les injustices et protéger encore moins ceux qui sont les plus faibles et les plus fragiles; les femmes, les étrangers, les malades, les jeunes et les seniors? 

 

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